Le Liban compte 6 milliardaires recensés dans le classement Forbes Middle East 2021

Le Liban compte 6 milliardaires recensés dans le classement Forbes Middle East 2021

Pour la troisième année consécutive, le Liban compte six milliardaires recensés dans le classement du magazine Forbes Middle East de 2021. Identiques depuis 2019, leur fortune cumulée s’élève cette année à 10,8 milliards de dollars, soit 600 millions de plus qu’en 2020.

En tête dans le classement local et 6e ex æquo au Moyen-Orient se retrouvent les frères Najib et Taha Mikati, qui dirigent le fonds d’investissement M1 Group, avec 2,5 milliards de dollars chacun. Le premier a réussi à accroître sa fortune de 400 millions de dollars en un an, alors que celle de son frère a augmenté de 300 millions de dollars sur cette même période. Des hausses qui leur permettent de gagner respectivement une et trois places au niveau régional et de camper tous les deux au 1249e rang au niveau mondial.

Les quatre milliardaires libanais restants sont toujours classés dans le même ordre au niveau local malgré les changements enregistrés dans leur positionnement au niveau mondial. Avec 2 milliards de dollars, un patrimoine inchangé par rapport à 2020, Bahaa Hariri, frère aîné du Premier ministre désigné Saad Hariri et qui est surtout investi dans l’immobilier, conserve sa troisième place au niveau local et sa 12e place au niveau régional. Il se positionne 1580e au classement mondial. Le joaillier Robert Mouawad, seul Libanais dont la fortune a diminué en un an, conserve sa quatrième place avec une fortune estimée à 1,4 milliard de dollars en 2021. Ayant perdu 100 millions de dollars par rapport à 2020, il perd trois échelons dans le classement régional (17e en 2021, contre 14e en 2020) et occupe la 2141e place au niveau mondial.

Finalement, Ayman et Fahd Hariri, demi-frères du Premier ministre désigné et eux aussi habitués de ce classement, occupent les deux dernières places des milliardaires libanais. Leurs patrimoines respectifs, estimés à 1,3 milliard et 1,1 milliard de dollars, restent inchangés par rapport à l’année passée. Ils perdent cependant chacun une place dans le classement régional et occupent respectivement les 18e et 21e places (2263e et 2524e dans le classement mondial).

En tout, Forbes Middle East recense 22 milliardaires arabes dans son classement de 2021, un de plus qu’en 2020. Avec une fortune estimée à 8,3 milliards de dollars, 3,3 milliards de plus que l’année passée, c’est l’Égyptien Nassef Sawiris qui se retrouve en tête du classement de cette année. Avec six membres chacun, le Liban et l’Égypte sont les pays les plus représentés dans cette édition, une place qu’ils se départageaient déjà en 2020. Les Émirats arabes unis, avec 4 milliardaires, complètent le podium des pays du Moyen-Orient.

À noter toutefois que depuis 2018, ce classement ne prend pas en compte les milliardaires saoudiens, une décision prise par le magazine dans le sillage de l’arrestation fin 2017 de plusieurs milliardaires ressortissants du royaume par le prince héritier Mohammad ben Salmane.

Parmi les personnalités d’origine libanaise non répertoriées en tant que tel dans le classement international de Forbes, le Mexicain Carlos Slim Helu reste le premier milliardaire à y figurer, en perdant quatre places en un an (16e), malgré l’augmentation de sa fortune personnelle de 52,1 milliards à 62,8 milliards de dollars sur la même période.

Il est suivi par le Franco-Libanais Rodolphe Saadé (et famille), PDG du troisième transporteur mondial CMA CGM, qui gagne cinq places et occupe la 203e place du classement avec une fortune estimée à 10,9 milliards de dollars, en augmentation de 3,9 milliards de dollars. Le Libano-Brésilien Joseph Safra, habitué de ce classement et y occupant le rang de premier banquier l’année dernière (39e rang mondial), est décédé en décembre 2020. Sa descendance, ayant «hérité moins que la moitié de sa fortune», soit 7,1 milliards de dollars, selon Forbes, occupe cette année la 358e place.

Source: Orient le jour